Carte postale / première année en Australie

A l’occasion de ma première année passée en Australie, j’ai écris une « carte postale » pour le site Première Pluie tenu par des amis. L’occasion de parler de ce que j’aime dans ce pays, et de quelques différences avec la France.

Hello Première Pluie,

Voilà déjà un an que je suis partie vivre en Australie et ce n’est que maintenant que je prends le temps de t’écrire. Il faut dire qu’il s’en est passé des choses… Quand je suis partie, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Tout ce que je savais, c’est que je partais seule avec mon sac à dos, du haut de mes 21 ans, pour aller faire un visa vacances/travail.

Au final, 12 mois après, j’ai fait plus de 7000km (soit 7x la France du Nord au Sud), ai vécu des expériences incroyables, avec des hauts et des bas, et je m’apprête à continuer ma conquête du pays pour une deuxième année. L’Australie, c’est une toute autre mentalité et manière de vivre.

La plage de Brighton Beach.

En ville, on retrouve les clichés de la série américaine : les hommes/femmes d’affaire en costume de luxe qui sortent du travail, les mères en leggings moulant qui promènent les enfants en poussette, le chien, tout en faisant leur workout dans le parc, des familles entières se goinfrant au fastfood, tout le monde avec le café à la main, le tout dans un décor mi building / mi plage.

En campagne, on est plutôt entourés de bon vivants qui parlent avec un accent australien incompréhensible, toujours la clope (entre autre) au bec, la bière dans la main, en train de manger barbecue avec un mélange d’un peu toutes les viandes possibles.

Parlons-en de la nourriture ici ! Contrairement à la France, on est pas entourés de fin gourmets. La « spécialité » ici, c’est les barbie (barbeuc) et les pies (tartes) à la viande. On mange plus sur le pouce qu’on ne prend le temps de déguster un repas. La nourriture française me manque, notamment le fromage et le pain. Ici c’est plus snack et pain de mie. Je verserais sûrement un petite larme en voyant vos photos de raclette cet hiver. Cela dit, j’arrive à trouver mon bonheur dans les cultures gastronomiques des autres pays qui composent la population australienne.

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Le pink lake de Melbourne.

Ce pays a une société multiculturelle et cosmopolite, car il faut savoir qu’un australien sur quatre est né à l’étranger. Pour rappel, l’Australie s’est historiquement construite sur  l’immigration britannique, et doit sa population à l’immigration venue de partout dans le monde. Ces derniers viennent principalement d’Angleterre, de Nouvelle-Zélande, de Chine, d’Inde et d’Italie.

Les backpackers prennent aussi une grande place dans le décor australien. C’est ainsi que j’ai pu rencontrer des voyageurs de partout dans le monde, de tout âge, avec histoires et des passés complètement différents. Il faut dire que l’Australie est une destination de voyage idéale, tout y est adapté.

En ce qui concerne les démarches « administratives » (banque, téléphone, location d’appartement, contrat de travail), tout est facilité et se fait rapidement. Il y a beaucoup de travail et dans tous les secteurs d’activité. Durant cette année j’ai travaillé en tant que barista, barmaid, femme de ménage, serveuse dans un foodtruck, ramasseuse d’oranges et de raisin.

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La magnifique île de Fraser Island.

Même si certains disent que le coût de la vie est plus élevé (notamment en ce qui concerne les cigarettes, environ 20€ le paquet ou l’alcool), les salaires sont adaptés, et il est facile d’économiser assez rapidement. Et évidemment les paysages et le climat font rêver !

En premier on pense aux plages paradisiaques avec eau turquoise et sable fin. Et wow ça vaut le détour. Il y a aussi des forêts luxuriantes, des montagnes avec une vue à couper le souffle, et tant d’autres choses à découvrir. En ce qui concerne la vie animale, on croise des kangourous comme on croise un chat qui traverse la route en France, on voit des koalas hauts perchés dans les arbres, des oiseaux de toutes les couleurs avec des cris étonnants et des possums venant à la quête de toute sorte de nourriture. Et enfin, les australiens.

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La plage de Rainbow beach dans le Queensland.

Oui je change de sujet, je ne dis pas que ce sont des animaux, bien au contraire. Quand on croise quelqu’un, un « how’re you going mate ? » est de mise, soit ‘comment ça va l’ami’, et ce même aux inconnus. Les relations entre les personnes au premier contact sont plus décontractées tout en étant respectueuses. Les australiens sont plutôt de nature conciliante, optimiste, et à éviter le conflit. Ça change de la France, et ça fait du bien.

Ici on aime discuter, échanger, s’entraider. C’est grâce à ça que j’ai pu me faire aider par des australiens a chaque fois que mon van a eu des problèmes mécaniques sur le bord de la route, et que je me faisais inviter à partager des bières et un barbecue. Et c’est rassurant, notamment quand on est une jeune femme qui voyage seule. Forcément il y a des cons partout, mais j’ai été bien accueillie ici. En Australie, on prend le temps de vivre, de profiter de sa vie, et le cadre y est parfaitement adapté sur tous les points.

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Hervey bay où j’ai pu observer les baleines.

Parmi les expériences les plus folles et improbables, j’ai pu voyager seule avec mon van, faire du snorkeling dans la grande barrière de corail, faire de la moto avec un soixantenaire australien, visiter la plus grande île de sable au monde, cueillir 48 tonnes d’oranges à moi seule, surfer dans l’océan pacifique, faire de l’accro yoga sur la plage, voir des baleines à bosse, voir le feu d’artifice du nouvel an de Sydney… et ce n’est qu’une petite partie des personnes géniales que j’ai pu rencontrer et des lieux magnifiques que j’ai pu voir.

Et je n’en suis qu’à la moitié de mon voyage en Australie ! Hâte de voir ce que la suite me réserve. En attendant, je raconte toutes mes péripéties dans ce blog.

Même si je n’ai plus envie de partir d’ici, je vous dis à bientôt, sûrement pour de nouvelles aventures.

Inès Chignouf

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